Un premier événement pour la 39e édition du Festival

Robert Lepage, Ex Machina et Betty Bonifassi présentent

 

Une odyssée théâtrale à travers les chants d’esclaves

Incubateur d’un théâtre nouveau duquel surgit nouvelles formes artistiques et croisements de genres, la compagnie Ex Machina, connue pour déployer des univers visuels inventifs et surprenants, réservera au Festival International de Jazz de Montréal la primeur de son nouveau spectacle : SLĀV. Présenté quelques soirs seulement au Théâtre du Nouveau Monde, le spectacle offrira une odyssée théâtrale à travers les chants d’esclaves afro-américains, immortalisés par l’ethnomusicologue Alan Lomax.

À la mise en scène, l’artiste multidisciplinaire Robert Lepage est réputé à l’échelle internationale pour l’originalité de sa démarche, bouleversant les standards en matière d’écriture scénique, notamment par l’utilisation de nouvelles technologies.  

Parmi les interprètes figurent six choristes, ainsi que la chanteuse à la voix incomparable Betty Bonifassi, dont les albums Chants d’esclaves, chants d’espoir et Lomax, vibrants hommages à la force de résilience, à la dignité et à la beauté des esclaves africains déportés en Amérique, sont au cœur des influences du projet.

SLĀV s’attarde à quelques familles de chants : les call songs qui accompagnaient l’éveil des esclaves, les work songs qui rythmaient les gestes mille fois répétés sur des chantiers de chemins de fer, les gandy dancers’ railroad songs, qui ponctuaient justement les efforts physiques collectifs requis pour mettre en place des voies ferrées, les field songs moins cadencées qui atténuaient la routine de la cueillette du tabac et du coton, les prisoners’ songs, qui parlaient de liberté perdue, et les complaintes et berceuses qui marquaient la fin d’un autre jour de labeur, ou exprimaient l’espoir d’être un jour libéré.

SLĀV est une odyssée du Sud au Nord, qui va de l’esclavage à la ségrégation, puis à l’incarcération massive qui trouve encore des exemples aujourd’hui, et en arrive enfin au mouvement d’affirmation amorcé dans les années 50. Et comme il s’agit d’une mise en scène de Robert Lepage, le propos est abondamment illustré : projections de films d’archives, scénographie composée de rails qui se déploient au sol comme dans les airs, rappels des codes brodés sur des courtepointes qui guidaient les esclaves fuyant vers la liberté par le chemin secret de l’underground railroad… En somme, une proposition hautement visuelle et théâtrale.

Pour les détails, cliquez ici

Théâtre du Nouveau Monde : 84, rue Sainte-Catherine Ouest ; 514 866-8668 — tnm.qc.ca

du 26 au 30 juin et du 2 au 7 juillet, 20 h

Conception et interprétation :  Betty Bonifassi et six choristes

Conception et mise en scène : Robert Lepage

Conception et direction de création : Steve Blanchet

Production : Ex Machina

Durée : 100 minutes, approximativement

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