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Stevie Wonder

1950 -

Origine : États-Unis

Instrument principal : Voix

Genres : Pop, R&B/Soul/Funk

On doit à ce musicien afro-américain certaines des plus belles pages de la musique populaire anglo-saxonne moderne. Son inclinaison naturelle pour le R&B, genre qu'il a contribué à remodeler, n'exclut pas diverses explorations du côté du funk, de la pop et du jazz. Enfant prodige, il enregistre régulièrement dès l'âge de 12 ans. À sa majorité, Wonder prend sa carrière en main et entame un cycle créatif des plus fertiles qui, durant les années 1970, l'amène à déployer son immense talent et à partager sa vision unique avec un vaste public. Depuis, le musicien a su entretenir une cote d'amour des plus enviables.

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On doit à ce musicien afro-américain certaines des plus belles pages de la musique populaire anglo-saxonne moderne. Son inclinaison naturelle pour le R&B, genre qu'il a contribué à remodeler, n'exclut pas diverses explorations du côté du funk, de la pop et du jazz. Enfant prodige, il enregistre régulièrement dès l'âge de 12 ans. À sa majorité, Wonder prend sa carrière en main et entame un cycle créatif des plus fertiles qui, durant les années 1970, l'amène à déployer son immense talent et à partager sa vision unique avec un vaste public. Depuis, le musicien a su entretenir une cote d'amour des plus enviables.Stevie Wonder

Enfant prodige

Fils de Lula Mae Hardaway et Calvin Judkins, Stevland Hardaway Judkins naît le 13 mai 1950, à Saginaw, au Michigan. Né prématurément, l'enfant perd la vue alors qu'il n'a que quelques jours. En 1954, sa mère part s'installer à Detroit avec ses six enfants. Elle reprend son nom de jeune fille, Morris, que Stevie adopte légalement.

Le jeune garçon ne met pas de temps à faire la démonstration de ses aptitudes musicales. À 11 ans, en plus de chanter dans le chœur de l'église baptiste de son quartier, il maîtrise le piano, la batterie et l'harmonica.

Par l'entremise du chanteur Ronnie White, membre des Miracles, Wonder passe une audition pour Motown Records en 1961. Il est embauché sur le champ. L'année suivante, Little Stevie Wonder - c'est le nom qui figure sur son contrat - entame sa carrière discographique en lançant deux albums qui ne font guère de vague.

Le succès est au rendez-vous en 1963. Le disque The 12 Year Old Genius fait un tabac. On y retrouve notamment la populaire pièce Fingertips, qui met en valeur le talent d'harmoniciste de Wonder.

Casser la voix

Les impératifs hormonaux de l'adolescence forcent bientôt Wonder à marquer un temps d'arrêt. Pendant sa mue, il en profite pour se perfectionner au piano. À son retour, il raccourcit son nom (adieu Little Stevie, bonjour Stevie Wonder ! ) et place la pièce Uptight (Everything Is Alright), qu'il a cosignée, au sommet du palmarès R&B.

En 1966, la parution des 45-tours Blowin' in the Wind, une reprise de Bob Dylan, et A Place in the Sun, un titre original, révèle l'intérêt naissant du musicien pour les questions sociales. En signant 6 des 12 titres de For Once in My Life (1968), Wonder commence par ailleurs à exercer plus de contrôle sur sa musique. Pour l'album Signed, Sealed and Delivered (1970), il agit à titre de coproducteur pour la première fois de sa carrière.Stevie Wonder

Where I'm Coming From (1971) le voit jouer de tous les instruments, assurer seul la production et cosigner les neuf titres avec la chanteuse Syreeta Wright, qui est devenue son épouse l'année précédente.

L'artiste est alors sur le point d'atteindre la majorité. Libéré de l'entente contractuelle qui le liait à Motown depuis le début de la décennie, il peut donc se rasseoir à la table de négociation.

Les termes de sa nouvelle entente contractuelle sont impressionnants : Wonder gérera ses propres sociétés de production et d'édition, et jouira d'une liberté artistique absolue. Ainsi outillé, l'artiste a désormais les moyens de ses ambitions.

Croissance musicale

Music of My Mind, qui paraît en 1972, est le premier d'une série d'albums conceptuels qui permettront à Stevie Wonder de faire la démonstration de son énorme talent. Le musicien commence alors à expérimenter sérieusement avec les synthétiseurs, qu'il intègre habilement à son parc d'instruments « naturels ».

Lancé la même année, Talking Book propulse son jeune auteur au rang de superstar. La pièce funk Superstitious, avec son irrésistible riff de clavinet, et la ballade You Are the Sunshine of My Life font une belle carrière dans les palmarès.

Innervisions (1973) est désigné album de l'année au gala des prix Grammy. Les tubes de cette nouvelle fournée s'intitulent Higher Ground et Living for the City, deux pièces à «message social». Cette année-là, Wonder est victime d'un grave accident de voiture qui, heureusement, n'aura pas d'impact sur sa carrière.

Après la sortie de Fulfillingness' First Finale (1974), qui mérite lui aussi le Grammy dans la catégorie Album de l'année, le musicien s'attaque à ce que plusieurs considèrent comme son chef-d'œuvre, Songs in the Key of Life (1976), aboutissement de deux ans de labeur. Ce disque double ambitieux et tentaculaire contient notamment les succès Sir Duke, I Wish et Isn't She Lovely. Récompensé pour ses efforts, Wonder remporte le Grammy de l'Album de l'année une troisième fois de suite

Troisième acte

La parution de Songs... marque la fin d'une période créative phénoménale. Les parutions suivantes, bien que ponctuées de belles réussites, n'atteindront jamais le même niveau d'inspiration.

Durant les années 1980, Wonder continue de tout de même de remporter un certain succès commercial, notamment en vertu de ses collaborations pop avec Paul McCartney (Ebony & Ivory), Elton John (I Guess That's Why They Call It the Blues ) et Eurythmics (There Must Be an Angel). Il travaille également avec Dizzy Gillespie sur l'inédite Do I Do, qui figure sur la compilation Original Musiquarium 1.

Le musicien signe la bande sonore du film The Woman in Red (1984) dont la pièce phare, I Just Called to Say I Love You, remporte l'Oscar de la Chanson de l'année. Cette ballade saccharinée est le 45-tours de Wonder qui se vendra le mieux. Certifié platine, In Square Circle (1985) se hisse jusqu'au sommet des palmarès.

Après Skeletons (1987) suit une longue pause studio pendant laquelle l'artiste se contente de signer la musique du film Jungle Fever, du réalisateur Spike Lee. Wonder revient en 1995 avec Conversation Peace. La même année, il fait paraître Natural Wonder, double album live. Dix ans s'écoulent avant la parution de A Time to Love, qui reçoit un accueil critique assez favorable.

Soirée historique 

En 2009, le musicien accepte l'invitation du Festival International de Jazz de Montréal, qui lui remet le Spirit Award. Inaugurant la Place des Festivals, Wonder livre une performance de deux heures et demie. En plus de d'interpréter quantité de ses compositions les plus connues, il fait entendre quelques pièces de son ami et collaborateur Michael Jackson, disparu quelques jours auparavant. L'événement historique attire une foule estimée à quelque 150 000 personnes.

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